Les monuments d’Antoni Gaudí inscrits au patrimoine mondial de l’humanité

Le patrimoine catalan est reconnu dans le monde entier. Focus ici sur les monuments d’Antoni Gaudí inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Dans la cours des grands!

Il existe une liste au monde répertoriant 911 biens répartis dans 151 États (chiffre août 2010). Un travail mené dans le but de cataloguer, nommer et conserver les biens dits culturels ou naturels d’importance pour l’héritage commun de l’humanité. A la lecture de ce terme, vous vous en doutez désormais, il s’agit de la liste du patrimoine mondial – ou patrimoine de l’humanité – établie par le Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Et parmi eux, des lieux et monuments catalans ont été inscrits. Focus ici sur les monuments d’Antoni Gaudí inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Photo du slider – La Pedrera © DR
Sagrada Famila © Pep Daudé
Intérieur de la Casa Battló © Casa Battló
Casa Vicens © Pol Viladoms
Le patrimoine UNESCO d'Antoni Gaudí en Catalogne
  • La Casa Batlló
  • La Pedrera
  • La Sagrada Família
  • La Cripta Güell
  • Le Parc Güell
  • Le Palau Güell
  • La Casa Vicens

Mentionnons également :

  • La Torre Bellesguard
  • Les Jardins d’Artigas

Les ouvrages d’Antoni Gaudí classés au patrimoine mondial UNESCO

La casa Milà, dite « La Pedrera » Dans cet immeuble résidentiel, Gaudí a créé une structure extrêmement complexe de pierres apparentes et de formes sculpturales érodées. Tous les éléments, des ouvertures percées dans la façade de pierre aux grilles en fer forgé des balcons et aux cheminées, prennent un aspect organique, précurseur de l’architecture expressionniste et de la sculpture abstraite. L’immeuble, restauré par la Caixa de Catalunya et transformé en centre culturel, comprend un étage consacré à des expositions, un auditorium, un appartement-musée aménagé avec du mobilier moderniste et, sous les combles et sur les terrasses, l’Espai Gaudí, où sont expliquées et replacées dans leur contexte la vie et l’œuvre de l’architecte. Inscrite en 1984. Barcelone La casa Batlló Cet immeuble a été entièrement réformé par Gaudí de 1905 à 1907, aussi bien à l’extérieur (mosaïque polychrome ondulée, colonnes en forme d’os, balcons métalliques en formes de masques, toit imitant le dos d’un dragon) qu’à l’intérieur, où architecte a joué avec toute la palette des faïences bleues. Les formes organiques de la façade semblent être liées à la légende de Sant Jordi (Saint Georges), patron de la Catalogne, comme le suggèrent la croix plantée dans l’échine du dragon et les ossements des victimes des monstres sur les galeries. Inscrite en 2005. Barcelone

Toit de la Casa Batlló © DR
Toits de la Pedrera © Imagen M.A.S. – ACT

L’oeuvre magistrale et ses prémices

La façade de la nativité et la crypte de la Sagrada Família

La Sagrada Família, symbole de Barcelone et du Modernisme, est l’œuvre la plus connue de Gaudí, qui y a travaillé toute sa vie, la laissant inachevée à sa mort. Commencé dans le style néogothique en 1882, le projet est repris en 1883 par Gaudí, qui applique tout son savoir architectural à la conception d’une église grandiose. L’architecte prévoit 12 tours pour les apôtres, 4 pour les évangélistes, une pour la vierge Marie et 1 dernière, la plus haute de toutes pour Jésus-Christ. Les seules parties construites sous la direction de Gaudí sont l’abside et la façade de la Nativité. Les travaux ont été poursuivis en s’appuyant sur les dessins et maquettes qui ont échappé aux destructions de la guerre civile de 1936-939. Depuis 1987, le sculpteur Josep Maria Subirachs s’emploie à mener à bien l’achèvement du chantier.

Inscrite en 2005. Barcelone

La crypte de la Colònia Güell

La crypte de l’église conçue par Gaudi pour la Colònia Güell, une cité ouvrière, est l’un des ouvrages les plus remarquables de l’architecture : c’est là qu’il a expérimenté de nombreuses solutions architecturales qu’il a ensuite utilisées pour la construction de la Sagrada Família. La crypte, commandée par Eusebi Güell et commencée en 1908, est le bâtiment le plus original de Gaudí. Il a été le premier à bâtir des voûtes en forme de paraboloïde hyperbolique, telles que celles qui se trouvent sous le porche d’entrée de la crypte ainsi que sur les murs.

Inscrite en 2005. Santa Coloma de Cervelló

Crypte de la Colònia Güell © Imagen M.A.S. – ACT
Vue aérienne de la Sagrada Família © Pep Daudé

En hommage à la famille Güell

Le Park Güell

Il était initialement conçu pour devenir une cité-jardin mais Gaudí n’en a construit que les infrastructures (chemins, entrées, place centrale) de 1900 à 1914. Le parc se caractérise par l’utilisation naturaliste de la pierre et par la décoration en céramique, avec l’emploi de trencadis (mosaïque composée de tessons de céramique) qui est présent de toutes parts : sur le célèbre banc ondulé, au plafond de la salle aux 86 colonnes, ou encore sur le grand dragon sculptural de l’escalier principal.

Inscrit en 1984. Barcelone

 

Le palau Güell

La résidence urbaine de la famille Güell (1886-1888) a confirmé le talent de Gaudí pour créer des atmosphères particulières. Ainsi, les écuries, au sous-sol, démontrent les possibilités de la brique, aussi bien en tant que matériau de construction qu’en tant que support de création ; le long de l’escalier se fraie un chemin à travers les différents étages du bâtiment ; et la grande salle centrale est surmontée d’un dôme parabolique qui traverse tout l’édifice pour émerger en forme de cône sur la terrasse, entourée de cheminées sculptées sur lesquelles Gaudí a utilisé pour la première fois la technique du trencadis.

Inscrit en 1984. Barcelone

Bancs du Parc Güell  © Oriol Alamany – ACT
Entrée du Palau Güell © Imagen M.A.S.

La Casa Vicens

L’un des premiers ouvrages de Gaudí (1883-1888), cette villa résidentielle se caractérise par des arrangements géométriques de brique et de céramique qui recréent l’atmosphère de architecture musulmane. Une remarquable grille en fer foré est inspirée des palmiers nains. En raison d’un agrandissement en 1925-1926, la villa a perdu les magnifiques jardins qui l’entouraient.

Inscrit en 2005. Barcelone

Casa Vicens © Pol Viladoms
Photos verticales de la Torre Bellesguard © Bellesguard
Jardin d’Artigas ©R. Saus
Centre d’Interprétation d’Antoni Gaudi © Agència Reus Promoció
A voir également

Le Centre d’Interprétation à Reus, la ville natale de Gaudí

La Torre Bellesguard à Barcelone

Les Jardins d’Artigas dans la province de Barcelone.

« Rien n’est inventé, parce que la nature a déjà tout écrit. L’originalité consiste toujours à revenir aux origines. », Antoni Gaudí

Partager

Enregistrer

Articles recommandés

Sur les traces de l’architecte Puig i Cadafalch à Barcelone

Sur les traces de l’architecte Puig i Cadafalch à Barcelone

Historien de l'art et l'un des principaux architectes du modernisme, Josep Puig i Cadafalch a…

5 expériences à vivre en Catalogne à l’automne

5 expériences à vivre en Catalogne à l’automne

À chaque saison la Catalogne se transforme, c’est d’ailleurs ce qui fait tout son charme…

Les légendes de Catalogne

Les légendes de Catalogne

Journées du Patrimoine obligent, nous avons choisi de vous partager d’une manière originale la culture…

Admirer les oiseaux en Catalogne

Admirer les oiseaux en Catalogne

La Catalogne, grâce à la facilité d'accès aux zones d'observation d'oiseaux, est l'une des meilleures…

Séjour tout en douceur dans la Garrotxa, par Lois Moreno

Séjour tout en douceur dans la Garrotxa, par Lois Moreno

Les grandes vacances sont désormais derrière. Voici le temps des petits week-ends et des échappées…

Que faire à Barcelone à la rentrée ?

Que faire à Barcelone à la rentrée ?

Les grandes vacances se terminent en Catalogne, mais il y a encore beaucoup de choses…

Voir tout

Une réflexion sur « Les monuments d’Antoni Gaudí inscrits au patrimoine mondial de l’humanité »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.